De Nazareth, Marie, la jeune femme à l’humble cœur, a dit oui à l’invitation divine, un oui qui allait changer le monde. Immaculée dès sa conception, elle fut choisie pour être la Mère du Christ, le Fils de Dieu. Elle a porté Jésus dans son sein, l’a mis au monde dans la simplicité d’une étable et l’a élevé avec amour et sagesse. Sa vie fut un témoignage constant de foi et d’obéissance. Elle fut présente à ses côtés, du berceau à la croix, partageant ses joies, mais surtout ses immenses souffrances au Calvaire, où elle a vu son Fils mourir pour nous. Au pied de la croix, Jésus lui a confié Jean, et à travers lui, nous tous, faisant d’elle la Mère de l’Église. Après la Résurrection et l’Ascension de Jésus, elle a vécu parmi les Apôtres, les fortifiant de sa présence maternelle et de sa prière, en attendant l’Esprit Saint.

Son rôle sur Terre s’est achevé. Mais la Vierge Marie, préservée du péché originel, ne pouvait connaître la corruption du tombeau. C’est pourquoi, à la fin de sa vie terrestre, elle fut élevée corps et âme dans la gloire céleste. Ce n’est pas une ascension par ses propres moyens, comme Jésus, mais une « Assomption », c’est-à-dire qu’elle fut prise par Dieu Lui-même. Ce dogme, proclamé en 1950 par le Pape Pie XII, souligne sa place unique dans le plan divin de salut.

Aujourd’hui, l’Assomption, célébrée le 15 août, nous rappelle que Marie est la première des rachetés à connaître la plénitude de la vie éternelle. Elle est un signe d’espérance puissant pour chacun de nous, une promesse de notre propre résurrection et de notre destinée céleste. Marie, en reine du Ciel, continue d’intercéder pour nous, Mère pleine de miséricorde, nous guidant par son exemple de foi, d’humilité et de dévotion inébranlable envers Dieu.