Bernardin naît en 1380 dans une famille noble proche de Sienne, en Toscane. Orphelin, il est élevé par ses oncles. Doué, pieux, membre d’une confrérie de prière, il a vingt ans quand la peste ravage Sienne en 1400. Loin de fuir, Bernardin prend en charge la direction provisoire de l’hôpital de la ville pendant des mois - jusqu’à l’épuisement, jusqu’à tomber malade lui-même. Puis il se relève.
Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, est ordonné prêtre, et reçoit de son prieur la charge de la prédication. Ce sera sa vocation pour le reste de sa vie.
Bernardin parcourt toute l’Italie à pied, pendant des décennies. Ses sermons sur les places publiques attirent des foules immenses - les églises sont trop petites. Sa voix est puissante, ses mots sont clairs, son humour désarme et sa sévérité convertit. Il s’attaque aux jeux de hasard, aux rivalités de clans, aux vices publics. Des villes entières se réconcillient après ses passages ; des bûchers de vanités s’allument dans les places.
Il popularise une dévotion particulière : le monogramme IHS, les trois lettres du nom de Jésus en grec, inscrit dans un soleil rayonnant. Il le brandit lors de ses sermons comme un étendard. Cette image se répand dans toute l’Europe.
Trois fois on lui propose de devenir évêque. Trois fois il refuse - il préfère prêcher que gouverner.
Il meurt le 20 mai 1444, à soixante-quatre ans, épuisé par ses routes. Canonisé six ans après sa mort, il reste l’un des plus grands prédicateurs de l’histoire de l’Église.
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