Gisèle naît vers 985 en Bavière, fille du duc Henri II de Bavière et sœur de celui qui deviendra l’empereur saint Henri II. Elle grandit dans une famille profondément chrétienne, formée à la foi et aux responsabilités du pouvoir.

Vers l’an 1000, elle épouse Étienne, duc de Hongrie - le futur saint Étienne Ier, qui entreprend d’évangéliser et de civiliser au sens chrétien du terme un peuple encore largement paien. Gisèle n’est pas une reine passive. Elle amène avec elle des prêtres, des artisans, des religieux bavarois, contribuant activement à la construction d’églises, à la fondation de monastères, à l’organisation de la vie chrétienne en Hongrie.

Pendant trente ans, elle est à la fois épouse, mère, reine et apôtre. Sa foi lui donne la force de traverser des épreuves terribles : la mort de son fils Émeric, tué jeune dans un accident de chasse, et qui sera lui aussi canonisé ; les intrigues de la cour ; les tensions avec les clans hongrois hostiles à la christianisation.

À la mort d’Étienne en 1038, la situation se dégrade. Son neveu Péter est renversé, et Gisèle, privée de ses biens et de son rang, finit par se retirer dans le monastère de Passau, en Bavière, où elle mène jusqu’à sa mort en 1060 une vie de prière et de pénitence.

Béatifiée, fêtée le 7 mai, Gisèle de Hongrie est co-patronne de la Hongrie. Elle symbolise ces femmes du Moyen Âge qui, par leur foi et leur ténacité, ont contribué à faire entrer des peuples entiers dans la chrétienté.