Le 3 mai, l’Église fête ensemble deux des douze apôtres : Philippe et Jacques. Deux hommes que Jésus a appelés, deux hommes qui ont tout quitté pour le suivre, et deux hommes qui sont morts pour lui.

Philippe est né à Bethsaïde, sur les rives du lac de Tibériade, dans la même ville que Pierre et André. Disciple de Jean-Baptiste avant de rencontrer Jésus, il est l’un des premiers appelés. Dès qu’il reçoit sa vocation, il court trouver son ami Nathanaël : Viens et vois. C’est lui qui, lors de la multiplication des pains, calcule devant Jésus qu’il faudrait deux cents deniers de pain pour nourrir la foule - et qui reçoit en réponse le miracle. Au soir de la Cène, il demande : Montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui répond : Philippe, qui me voit voit le Père.

Après la Résurrection, Philippe évangélise la Grèce, la Scythie, puis la Phrygie - l’actuelle Turquie. Il meurt martyr à Hiérapolis, crucifié la tête en bas, à l’âge de quatre-vingt-sept ans.

Jacques, lui, est le cousin du Seigneur - que les textes appellent le frère du Seigneur, selon la coutume sémitique. Surnommé le Juste pour sa piété exemplaire, il ne mange pas de viande, ne boit pas de vin, prie si souvent que ses genoux auraient fini par ressembler à ceux d’un chameau. Il devient le premier évêque de Jérusalem, préside le grand concile de 50 qui décide que la loi juive ne sera pas imposée aux chrétiens venus du paganisme. Il est l’auteur de l’une des premières lettres du Nouveau Testament, où il écrit que la foi sans les œuvres est morte. Vers l’an 62, ses ennemis le précipitent du haut du Temple de Jérusalem, puis l’achèvent à coups de bâton.

Deux vies différentes, un même témoignage : ceux qui ont vu le Christ de leurs yeux ont jugé que cette rencontre valait plus que leur vie.