Née princesse de Hongrie au XIIIe siècle, Yolande était la fille du roi Béla IV, comptant parmi ses sœurs la future sainte Kinga. Très jeune, elle fut donnée en mariage au duc Bolesław le Pieux de Grande-Pologne, devenant duchesse et mère de trois filles. Loin de se laisser emporter par les fastes de la cour, Yolande vécut sa foi avec une intensité remarquable. On la connaissait pour sa piété profonde, sa générosité débordante envers les plus démunis, les malades, et son influence douce mais ferme sur son mari. Elle l’encourageait sans cesse à gouverner avec justice, à protéger les faibles et à soutenir les œuvres de charité. Le couple ducal fut d’ailleurs un grand bienfaiteur pour de nombreuses institutions religieuses, notamment les Franciscains. Après le décès de son époux, Yolande prit une décision radicale. Malgré son statut et sa fortune, elle choisit de quitter le monde pour embrasser une vie de consécration. Elle rejoignit le monastère des Clarisses à Gniezno, fondé par sa propre sœur, Sainte Kinga. Plus tard, elle fut nommée abbesse d’un autre monastère clarisse à Bydgoszcz, où elle mena une existence d’une humilité exemplaire, de prière constante et d’une austérité qui inspirait toutes ses sœurs. Sa vie fut un phare de dévotion. Aujourd’hui, on se souvient de la bienheureuse Yolande comme d’un modèle éclatant de sainteté. Elle nous montre qu’il est possible d’allier les lourdes responsabilités de la vie familiale et sociale avec une foi inébranlable et un amour profond pour Dieu. Sa charité envers les pauvres, son engagement spirituel, que ce soit en tant qu’épouse, mère ou religieuse, font d’elle une figure inspirante, un témoignage vivant que la sainteté est à portée de main, quel que soit notre état de vie. Sa fête est célébrée le 6 novembre.